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AGIRC-ARRCO : vers une sous-indexation des pensions de retraite complémentaire au 1er novembre 2021 ?

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Après une première séance de négociation le 21 juin consacrée à l’équilibre financier du régime de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO qu’ils gèrent paritairement, syndicats et patronat se sont retrouvés le 13 juillet pour poursuivre les discussions afin de trouver des solutions visant à garantir au régime un ratio de sécurité de 6 mois de réserves sur un horizon de 15 ans glissants ; en effet, en raison des conséquences de la crise sanitaire, cette limite risque d’être dépassée durant la décennie à venir.

Parmi les pistes mises sur la table par le patronat, la CFDT et la CFTC, une sous-indexation des retraites complémentaires au 1er novembre 2021, à hauteur de 0,5 point sur 2 ans par rapport à l’inflation. Pour l’heure, la CGT, Force ouvrière et la CFE-CGC sont opposés à cette mesure.

Pour rappel, selon l’accord national interprofessionnel (ANI) du 10 mai 2019, les pensions complémentaires doivent être revalorisées chaque année selon l’inflation hors tabac. L’accord prévoit toutefois une marge de manœuvre de 0,2 point au-dessus ou en dessous de l’inflation. Alors que les projections de l’INSEE établissent l’inflation à 1,4 % pour l’année 2021, le Medef propose de sous-indexer les pensions au-delà de ces 0,2 point, en mettant sur la table 3 scénarios :

  • une baisse de 1 point en 2021 ;

OU

  • une baisse de 0,7 point en 2021 et une de 0,3 point en 2022 ;

OU

  • une baisse de 0,5 point en 2021 et une de 0,5 point en 2022.

De son côté, la CFTC est favorable à une sous revalorisation de 0,5 point pendant 2 ans, mais elle propose en parallèle d’augmenter le budget d’action sociale de l’AGIRC-ARRCO afin de pouvoir soutenir les retraités les plus en difficulté. Quant à la CFDT, elle souhaite faire évoluer l’ANI de 2019 afin de faire passer la sous-indexation éventuelle de la valeur de service du point de 0,2 point à 0,5 point.

FO, la CGT et la CFE-CGC rejettent toute sous-indexation des pensions et appellent plutôt à un assouplissement des règles de l’accord de 2019, en fixant un niveau plus bas durant quelques années.

Source : https://www.previssima.fr